Montage dynamique d'une campagne promotionnelle pour les réseaux sociaux autour de la pièce de théâtre La Tendresse (Interviews et Micro-trottoirs).
Post-Production Réseaux Sociaux Interview Micro-Trottoir
Dans le cadre de la promotion du spectacle "La Tendresse" programmé au théâtre des Bouffes Parisiens, j'ai été en charge du montage complet d'une campagne vidéo destinée aux réseaux sociaux. Ce projet s'articulait autour de deux formats bien distincts : une interview de Jean-Robert Charrier, directeur du théâtre, et une série de micro-trottoirs scénarisés.
L'enjeu principal en tant que monteur était d'adapter la narration pour capter l'attention du public sur le web, tout en respectant scrupuleusement un cahier des charges créatif.
1. L'Interview : L'art de la synthèse et du choix éditorial
Le premier grand volet du projet consistait à livrer une interview percutante d'une durée cible de 3 à 4 minutes. Mon travail s'est divisé en plusieurs étapes clés :
- La structure visuelle : J'ai conservé la présentation complète de l'intervenant en introduction, puis j'ai rythmé la vidéo en affichant chaque question (ex: "Pourquoi avoir décidé de programmer le spectacle aux Bouffes Parisiens ?") sur un fond noir de transition.
- Le "Kill your darlings" (Faire des choix) : Les réponses brutes de l'interviewé étaient très longues et détaillées. Ma mission a été d'effectuer des coupes franches et intelligentes pour ne conserver que les phrases les plus intéressantes et pertinentes.
Cette étape m'a énormément appris sur l'éditorialisation. J'ai compris qu'un bon monteur ne se contente pas de coller des plans, il réécrit le rythme d'une pensée pour la rendre impactante sans jamais en dénaturer le sens initial.
2. Les Micro-trottoirs : Maîtriser le rythme comique
Le second format était une web-série de micro-trottoirs. J'ai dû dérusher énormément de séquences pour construire des épisodes ultra-courts (maximum 40 secondes par vidéo). Le défi consistait à créer une alternance rapide entre des moments d'humour (quand le présentateur parle anglais, fait des blagues ou se prend des "râteaux" dans la rue) et des témoignages du public beaucoup plus profonds et inattendus.
Un fil rouge narratif
Au-delà du montage pur, j'ai dû penser la série dans sa globalité. Pour fidéliser l'audience d'épisode en épisode, j'ai construit une continuité : le tout premier épisode s'ouvre sur une introduction claire du concept, et la série se clôture sur une chute humoristique bien précise commandée par le client ("Il faut que je bosse mon anglais").
Bilan : L'adaptabilité du monteur
Ce projet a été un excellent exercice professionnel. J'ai dû jongler constamment entre deux atmosphères de montage diamétralement opposées : l'analyse et le sérieux pour l'interview, et le "cut" dynamique et humoristique pour la rue.
Cela m'a permis d'améliorer considérablement mon "time-management" (traiter et trier une grande quantité de rushs pour sortir 7 épisodes et plusieurs formats d'interviews) et de consolider mon expertise sur les codes spécifiques de la rétention d'attention sur les réseaux sociaux.